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mercredi 17 juin 2020

LORIENT KEROMAN AUTORISÉ A SE LANCER DANS LA DÉCONSTRUCTION

Après une longue procédure, le port de Lorient Keroman a enfin obtenu l’autorisation de développer une activité de déconstruction de navires sur son aire de réparation navale. Les premiers coups de chalumeaux sont prévus pour cet été.




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Le dossier a mis du temps à aboutir. Mais la bonne nouvelle est arrivée en mars, juste avant le début du confinement. La préfecture a accepté que la Sem Lorient Keroman, entreprise gestionnaire du port, mette en place une zone réservée à la déconstruction de navires sur l’Aire de Réparation Navale (ARN). Initialement le dossier avait été porté par l’entreprise de recyclage GDE. Les autorités compétentes avaient alors jugé plus opportun de faire porter la demande par la Sem Lorient Keroman, évitant ainsi que chaque entreprise spécialisée dans la déconstruction ne fasse individuellement la même démarche. « Ca été un peu laborieux car nous ne sommes pas déconstructeurs. Il nous a fallu rassurer l’administration et régler des problèmes d’ordre juridique et environnemental », explique Frédéric Savary, responsable du pôle réparation navale. Auditée en fin d’année, la Sem Lorient Keroman a pu mettre en avant la certification Iso 14.001 de l’ARN, la sécurisation et les contrôle d’accès au site, pour finalement obtenir un avis favorable à l’unanimité « ce qui est plutôt rare », se félicite le responsable. Après quelques derniers aménagements à réaliser, l’activité devrait démarrer au mois d’août par la déconstruction, déjà programmée, du Guillemot VI.

De la construction à la déconstruction

Le chalutier de 17 mètres qui s’était échoué à l’entrée de la rade de Lorient en 2007 devrait ainsi disparaître du paysage de l’ARN qu’il occupe depuis tant d’années. Suivra le Dravantec, ancien navire à passagers de la Compagnie Océane, lui aussi en attente de déconstruction. Les entreprises autorisées interviendront sur un espace réservé et délimité au sol sur la zone des 650 tonnes. Elles devront mettre en place un barriérage provisoire tout autour du chantier et des bennes spécifiques pour le tri des matières récupérées. La Sem Lorient Keroman installera de son côté un container dédié au stockage des matières dangereuses. 4 ou 5 entreprises installées sur Lorient devraient profiter de cette nouvelle activité qui complètera la gamme des services déjà proposés sur l’ARN. « Jusqu’ici sur le pôle réparation navale nous étions capables de construire et d’entretenir les navires. En ajoutant la déconstruction, on réunit toutes les phases qui constituent le cycle de vie d’un bateau », constate Frédéric Savary. Ouverte à toutes les entreprises spécialisées, la déconstruction de navires permettra de lisser l’activité tout au long de l’année et complétera ainsi certaines périodes plus calmes du calendrier de l’ARN.