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mercredi 20 novembre 2019

LA RIVE GAUCHE DU SCORFF EN VITESSE DE CROISIÈRE

Gérée par le port de Lorient Keroman depuis deux ans, la rive gauche du Scorff semble avoir désormais trouvé sa vocation : un taux d’occupation en constante progression. Et l’arrivée probable de nouvelles entreprises. Le quai d’armement est d’ailleurs actuellement complet.




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« On est à 15% d’augmentation par an ». Propriété de la région Bretagne, exploitée depuis 2017 par la SEM Lorient Keroman, entreprise gestionnaire du port, la rive gauche du Scorff connait une activité sans cesse grandissante. « C’est un outil qui commence à trouver sa vocation », confirme Frédéric Savary, responsable du pôle réparation navale. « Sur l’année, on arrive à un taux d’occupation de l’ordre de 60% avec régulièrement des périodes où l’on est complet », poursuit-il. C’est justement le cas actuellement. Depuis quelques jours, plusieurs bateaux stationnent le long du quai de 180 mètres surnommé le quai des TCD. On y trouve le Laplace, bâtiment hydrographique de 60 mètres en escale technique pour un mois, le Styx, autre navire militaire de 40 mètres, et le Thalia, navire océanographique de 25 mètres opéré par Ifremer. Quand ils ne viennent pas pour effectuer des réparations à flots, certains navires profitent de la rive gauche du Scorff pour se mettre à l’abri entre deux missions et utiliser les équipements du quai, dont une grue mobile montée sur rails, pour se réapprovisionner à l’heure du départ. « De plus en plus de bateaux nous ont aujourd’hui référencés et commencent à revenir régulièrement », se félicite Frédéric Savary.

Implantation d’entreprises

Pour les entreprises lorientaises, celles qu’on retrouve traditionnellement autour de l’Aire de Réparation Navale (ARN) de Keroman, l’occupation de la rive gauche du Scorff amène un surplus d’activité non négligeable. Accessible sans contrainte de marée, le quai d’armement offre une profondeur d’eau de 9 mètres qui permet d’accueillir des navires que le bassin de Keroman ne pourrait pas recevoir. « Cela donne aux entreprises l’opportunité de travailler sur de plus grosses unités et donc de négocier des contrats plus importants en terme de chiffre d’affaires ». Deux entreprises ont également choisi de s’installer directement sur ce site totalement sécurisé qui s’étend sur 7 hectares : l’entreprise Jifmar et sa filiale VDC Armateurs, spécialisée dans l’armement de moyens nautiques légers. Et plus récemment, l’entreprise AMS, qui réalise des prestations de services et d’assistance dans les domaines maritimes et portuaires. Des discussions sont également en cours avec une société, qui pourrait y implanter une base de maintenance à l’horizon 2022.