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jeudi 26 septembre 2019

CHUTE À LA MER : PREMIÈRE CAUSE DE MORTALITÉ POUR LES MARINS PÊCHEURS

Après avoir lancé en mars dernier une campagne de sensibilisation nationale sur les risques de chute à la mer, L’IMP (Institut Maritime de Prévention), organisait la semaine dernière une journée de formation au port de pêche de Lorient Keroman. Avec 4 objectifs à atteindre : éviter, flotter, localiser et récupérer.




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Le prix à payer est extrêmement lourd. Entre 2010 et 2017, 89 décès de marins professionnels, tous secteurs confondus, ont été recensés. Sur ces 89 décès, 29 étaient dus à une chute à la mer, dont 23 pour le seul secteur de la pêche. « C’est la première cause de décès chez les marins pêcheurs », constate Lucas Le Sauce, chef de projet à l’IMP (Institut Maritime de Prévention). Pour tenter de prévenir les risques de chute à la mer et leurs terribles conséquences, l’association, qui est basée avenue de la Perrière au port de pêche de Lorient Keroman, a lancé en mars dernier une campagne nationale sur le thème : « En mer, la chute ne prévient pas ». Les équipes de l’IMP ont conçu pour cela des kits de prévention et proposent des journées de formation comme c’était le cas la semaine dernière sur le port de Lorient où 4 ateliers étaient organisés pour expliquer aux professionnels du secteur le fonctionnement des VFI (Vêtement de Flottaison Individuel), comment percuter un radeau de survie ou encore utiliser du matériel spécifique pour récupérer un homme à la mer.

Anticiper et se préparer

« Aujourd’hui on constate qu’il y a une meilleure acceptation du VFI à bord des bateaux de pêche. C’est <s></s>comme la ceinture de sécurité dans les voitures, plus personne n’en discute. Mais il reste encore des marges d’améliorations importantes, notamment pour vérifier le fonctionnement du matériel et les procédures à mettre en œuvre en cas d’accident », souligne Lucas Le Sauce. Récemment, un pêcheur tombé à l’eau est décédé dans la Manche sans que ses collègues ne parviennent à le remonter à bord. Un drame qui aurait sans doute pu être évité. « Il y a globalement un manque d’anticipation. Il faudrait que tous les équipages se préparent à tel ou tel type de scénario pour que le jour où malheureusement une chute se produise, ils aient les bons réflexes et le bon matériel pour y faire face », poursuit le chef de projet. Dans sa campagne de sensibilisation, L’IMP s’est basée sur 4 axes essentiels. 1ère étape : « Éviter », c’est à dire identifier les risques et mettre en place des mesures de prévention pour éviter la chute à la mer. 2ème étape : « Flotter » pour que la victime, en cas de chute à la mer, reste à la surface. 3ème étape : « Localiser » l’homme à la mer et le repérer, de jour comme de nuit, <s></s>quelles que soient les conditions météorologiques. Enfin, 4ème étape : « Récupérer » la victime. Pour cela, une procédure doit être mise en place à bord et l’équipage doit réaliser périodiquement des exercices avec du matériel adapté. Des gestes simples, qui pourraient chaque année sauver de précieuses vies humaines.